Comment ne pas transmettre nos peurs à nos enfants ?

les peurs des enfants

Comment ne pas transmettre ses peurs à ses enfants ? Comment les aider à les surmonter ?

Voici 7 conseils pour éviter de transmettre nos peurs à nos enfants et aussi pour les aider à les surmonter.

Transcription de la vidéo si vous êtes pressé.

CLIQUEZ ICI.

Dans cette vidéo je vais partager avec vous les moyens que j’essaie d’utiliser au mieux pour ne pas transmettre mes propres peurs nées dans mon enfance, dans mon adolescence .

Et également, comment faire pour les aider à surpasser et maîtriser leurs propres peurs.

 

On a beau faire notre maximum pour ne pas transmettre nos peurs à nos enfants , on est tellement inquiet pour eux que sans le vouloir on a tendance à leur transmettre nos peurs pas forcément seulement dans nos mots mais aussi par notre attitude et par nos actions dans la vie.

 

1-Ne pas anticiper sur leurs peurs.

Le premier axe de travail va être de ne pas anticiper sur les peurs de nos enfants et donc ne pas présager qu’ils vont avoir peur de tel ou telle situation.

 

Pour illustrer mon propos, je vais vous parler de la situation qui m’a donné l’idée de cette vidéo.

Mon fils vient de se mettre à la trottinette freestyle, c’est une trottinette acrobatique et nous sommes allés à un skate park pour justement inaugurer cette trottinette et lorsque nous sommes arrivés, il a voulu directement essayé de descendre une rampe.

Alors moi c’est vrai que pour moi qui ai pratiqué le skateboard et le roller et qui ai fait beaucoup de sports « acrobatiques » encore aujourd’hui comme du kitesurf et bien il est vrai que j’ai eu une appréhension.

Donc nous sommes arrivés dans une rampe qui ressemble à un bol avec des pentes fort inclinées, donc j’étais relativement inquiet et puis je lui ai simplement conseillé de commencer par l’endroit le moins pentu, pour aller doucement vers le plus pentu.

C’est vrai que je me suis mis à respirer pour gérer mon appréhension et je l’ai encouragé tout simplement à faire petit pas par petit pas.

Mais j’ai vraiment bien veiller à ne pas lui parler de mes inquiétude la matière tout en veillant à sa sécurité.

Je croyais vraiment qu’il n’allait pas osé et il s’est lancé dans des pentes très raides.

J’ai été fort étonné qu’il ait pu descendre ces pentes si rapidement dans la rampe.

Donc là ça c’est pour le côté positif de cette expérience.

Mais un peu plus tard, ma fille de 6 ans qui nous accompagnait m’avait impressionné au départ car  elle était descendue dans la piste circulaire a des endroits plus faciles que son frère, mais j’étais également impressionné.

 

Mais un petit peu plus tard, sur une autre piste, ma fille a voulu descendre une pente qui me paraissait toute douce et elle m’a dit je veux bien la descendre ; mais je veux que tu me tienne.

 

Je lui ai dit « c’est étrange parce que tout à l’heure tu as descendu une pente qui était très raide et puis là tu me demandes de te tenir sur cette piste si facile? »

Donc j’avoue que j’ai résisté et que j’ai dit non tu vas la descendre toute seule et là elle est tombée.

 

2-Ne pas sous-estimer les peurs de nos enfants.

 

Donc là, l’erreur que j’ai faite ça a été de sous estimer sa peur, c’est à dire que ce n’’était pas à moi de juger les critères de sa peur.

Je devais juste l’accompagner, la conseiller, l’aider à franchir l’obstacle mais je n’avais pas à lui dire de ne pas avoir peur.

On n’est pas à même d’estimer ou de présager de la peur de nos enfants. On n’a pas à se moquer, on n’a pas à les juger pour ce qu’ils ressentent on a juste à les accompagner pour qu’ils prennent confiance en eux.

Ça c’est mon deuxième conseil, ne pas juger ou sous-estimer les peurs que peuvent ressentir nos enfants, juste les accompagner.

 

3-Reconnaître ses propres peurs.

 

Alors mon troisième conseil va apparaître peut-être un peu paradoxal avec ce que j’ai expliqué juste avant, mais ça va être de reconnaître qu’on a peur.

Ne pas cacher le fait qu’on a peur dans certaines situations, parce que il est intéressant pour l’enfant de savoir que son père ou sa mère peut avoir peur d’une situation, puisque évidemment notre enfant connaîtra la peur.

 

4-Expliquer comment on surmonte nos peurs.

 

C’est évident et c’est vrai que justement, là le moment de lui montrer quels sont nos moyens de surmonter notre peur.

Alors justement là, j’avais un petit peu d’orgueil de montrer à mon fils que j’étais capable de descendre quelques unes des pentes qu’il avait descendues.

Un peu plus tard je lui ai expliqué que  j’ai  eu un petit peu peur parce que quand j’étais jeune et bien je suis tombé pas mal de fois.

Je lui dis que j’avais enregistré des douleurs mais que je voulais quand même essayer puisque je sais que c’est faisable.

« Je t’ai vu le faire, je vais tout simplement respirer et y aller «

Alors j’ai mis de nombreux essais à être capable de me lancer, j’ai fait pas mal de faux départ mais au bout de plusieurs tentatives, j’ai finir par réussir.

Et je lui dis alors tu vois là, j’ai peur mais je vais respirer profondément et je vais y aller quand même.

J’étais bien sûr heureux d’avoir réussi à franchir certains des obstacles que lui avait pu surmonter mais j’étais surtout heureux de lui montrer comment j’allais pouvoir  surmonter ma peur.

Un peu plus tard après une sortie qu’il avait fait à un skate park mon fils m’a dit « voilà j’ai repensé à un des conseils que tu m’as donné, pour la première fois je suis tombé de la rampe ; je me suis fait mal, mais j’ai repensé à ce que tu m’as dit que, quand on tombe de cheval on conseille toujours de remonter directement, sinon le cerveau enregistre la douleur et on crée une peur qu’on va avoir du mal à effacer » Il a pensé à ça il est tombé donc et puis après il est remonté directement sur la trottinette.

Il m’a dit « grâce à ça je pense que je n’ai pas eu peur et je ne me souviens que de la bonne expérience que j’ai eu » donc ça c’est vrai que le fait qu’il réutilise le conseil que je lui avais donné d’une part ça m’a fait extrêmement plaisir et en plu ça nourrit les échanges qu’on a entre nous, ça renforce la confiance, qu’il a en moi, ça me conforte dans mon rôle de parent et puis, ça me fait plaisir qu’il prenne note et bénéfices de mes conseils.

 

5-Ne pas soumettre nos enfants à des peurs inutiles.

 

Mon quatrième conseil va être de ne pas soumettre nos enfants à des peurs inutiles, ce que je veux dire par là c’est que à chaque âge, il y a des lectures, des programmes, des expériences à vivre qui sont adaptées à leur âge et que notre cerveau n’est pas prêt à gérer certaines émotions et certaines connaissances.

 

Donc pour tout ce qui est télévision, évidemment même s’il faut en regarder le moins possible il faut vraiment faire très attention à aux images que l’on montre à nos enfants.

parce que elles vont être source d’angoisses inutiles et source de cauchemar, de croyance, que l’enfant ne va pas pouvoir maîtriser parce qu’il n’a tout simplement pas les connaissances, ni la maturité pour le faire.

Donc lorsqu’on qu’un programme est recommandé interdit aux moins de 10 ans et bien surtout respectez-le

Il vaut mieux même revoir à la baisse si vous jugez que ce n’est pas opportun pour vos enfants !

Ne pas transmettre les peurs à nos enfants

6-Avoir peur c’est utile.

 

mon sixième conseil ça va être d’expliquer à nos enfants qu’avoir peur c’est utile.

 

On va expliquer à notre enfant que la peur c’est ce qui permet de protéger notre corps, notre cerveau de notre esprit.

La peur c’est une émotion qui nous permet de nous protéger tout simplement.

Il y a des peurs qui sont utiles et des peurs qui sont paralysantes.

A nous de juger si la peur est raisonnable, de dire si on ne doit pas s’engager dans une action qui risquerait de compromettre notre santé ou d’apprendre à juger avec l’expérience.

 

A nous de juger si c’est une peur que l’on peut dépasser et si le dépassement de l’obstacle nous apportera des bénéfices.

 

7-Faire vivre des peurs par procuration pour apprendre

 

Mon septième conseil est de faire vivre à notre enfant des peurs, mais par procuration.

En effet, vouloir éviter à tout prix la peur, ça serait vraiment quelque chose de de désastreux puisque la peur comme je le  disais juste avant c’est un sentiment qui nous permet de nous préserver de mauvaises expériences mais c’est aussi un moyen d’apprendre et on peut apprendre par procuration par les lectures, par des films éventuellement selon l’âge de nos enfants.

On va vivre par procuration des expériences que vivent les personnages de l’histoire.

Le fait de lire des histoires adaptées à son âge ça lui fait vivre des expériences qu’il va mémorisées via une émotion parfois forte.

Ces émotions vont le faire progresser dans sa compréhension, dans sa gestion de ses émotions également puisque dans les livres bien construits, le héros parvient souvent à résoudre ces problèmes en trouvant une solution.

 

La plupart du temps, le héros a besoin d’apprendre à maîtriser ses émotions. Cela montre aussi également les faiblesses des héros.

Alors comme d’habitude, je vous ai préparé un mémo des conseils que je vous ai donné à télécharger juste ci-dessous .

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Et vous, quelles sont les peurs de vos enfants que vous voudriez voir s’atténuer ?

 

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Jean-Philippe GEFFRIAUD
Jean-Philippe Geffriaud, professeur des écoles et papa de deux enfants de 10 ans et 5 ans, partage ses réflexions et ses conseils en parentalité positive sur le blog actimomes.com

1 Comment

  1. Merci pour l’article.
    En effet, il y a 4 peurs innées peur, tristesse, colère et joie. Apprendre à nos enfants de les apprivoiser et superbe. Dans le temps on en parlais tout simplement pas! De plus les émotions passent par le non verbal donc quoi que l’on dit ou fait nos enfants le ressentent. Mais, il y a moyen de les apprivoiser
    Bonne journée

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