Comment gérer les conflits entre enfants avec la CNV

Comment gérer les conflits entre enfants ou dans une même fratrie ?

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Comment faire en sorte que ces conflits non résolus ou mal résolus ne soient pas la source de frustration et d’accumulation de rancune d’un frère vis-à-vis de sa sœur ou d’un enfant vis-à-vis d’un autre que ce soit dans une famille ou dans une école ?

C’est ce que je partage avec vous dans cette vidéo.

Salut, les parents  qui s’investissent à fond dans l’éducation de leurs enfants, j’espère que vous êtes en pleine forme !

Ici Jean-Philippe du blog actimomes.com et chaque semaine, je publie une vidéo  pour aider les parents à vivre une parentalité épanouie, alors pour être certain de ne pas la manquer abonnez-vous et cliquez sur la petite cloche .

Donc vous voudriez éviter les conflits entre vos enfants, entre vos élèves parce que ça vous fatigue, ça vous fait mal au cœur et ça fait vivre des émotions extrêmement fortes, extrêmement désagréables et ça nuit à l’ambiance de votre famille, de votre classe et vous aimeriez qu’il y en ait moins.

Je vais donc vous livrer 7 grandes idées, 7 astuces pour gérer plus efficacement les conflits entre enfants et que ces conflits soient source d’apprentissages et permettent de dissiper des tensions.

Comme d’habitude pas besoin de prendre de notes je vous ai préparé une petite fiche mémo que vous allez pouvoir télécharger en fin de vidéo et qui contiendra aussi quelques ressources complémentaires.

1-Ne pas chercher à éviter les conflits.

La première idée ça va être de ne pas chercher à éviter les conflits. Lorsqu’il y a un échange verbal entre enfants, c’est l’occasion pour eux de s’affirmer, d’exprimer leurs idées, d’exprimer leurs émotions, d’exprimer leur ressenti.

Et évidemment on se dit souvent qu’il y a un « agresseur et un agressé » mais l’agresseur entre guillemets a peut-être une émotion forte qu’il veut exprimer et c’est donc important qu’il puisse le faire et que nous ne soyons pas là pour l’empêcher de le faire si on veut qu’il y ait une évolution réelle dans son comportement.

Et en ce qui concerne l’enfant qui est agressé, lui aussi a besoin d’apprendre à se défendre en utilisant des mots parce que si on cherche en tant qu’adulte à éviter tous ces conflits et bien celui qui agresse ne va pas apprendre à utiliser les mots pour essayer de satisfaire ses besoins, ses attentes à exprimer son mal-être et celui qui est agressé ne va pas apprendre à se faire respecter en tant que personne et à défendre ses intérêts, à défendre ses besoins à dire non tout simplement. Donc en tant qu’adulte on ne va pas chercher à éviter ces conflits, on va être plutôt là pour les accompagner.

2-Être présent pour protéger les enfants

La deuxième idée, c’est évidemment si on ne cherche pas à éviter ces conflits ça va être d’être présent tout de même pour protéger les enfants les uns des autres parce que les enfants, comme les adultes parfois, ont des émotions si fortes, ne trouvent pas forcément les mots immédiatement et vont avoir tendance à utiliser les gestes qui parfois sont violents et en tant qu’adulte on a besoin d’assurer la sécurité des enfants que ce soit au sein d’une école ou au sein d’une fratrie.

 

Donc même si on apprend  à nos enfants à utiliser les mots pour exprimer leur besoin, pour exprimer leurs émotions, y a quand même besoin de la présence d’un adulte pour sécuriser ces échanges et c’est pas pour rien non plus qu’il y a besoin de la présence de la police pour éviter les débordements de violence ou les incivilités chez les adultes.

3-Ne pas se positionner en tant qu’arbitre

La troisième idée ça va être de ne pas se placer en position d’arbitre. Il ya le triangle de Karpman qui est assez connu dans le domaine de la psychologie qui exprime le fait que dans un conflit classique de gestion des conflits entre enfants il y a l’arbitre, le sauveteur que peut jouer l’adulte sans le vouloir, sans en avoir conscience.

Il y a le rôle de l’enfant agressé, de l’enfant victime, et il y a le rôle de l’enfant agresseur, de l’enfant “bourreau”.

Et si l’adulte se place en tant qu’arbitre, il va gêner la résolution pleine et entière du conflit, c’est-à-dire que l’enfant qui est agresseur va se sentir “vilain petit canard” va se sentir montré du doigt, jugé par l’adulte et ça va entraver l’expression de ses besoins, la résolution réelle du conflit.

Et cet enfant qui est agresseur, ne va pas pouvoir exprimer son besoin parce qu’il va se sentir sous le contrôle  de l’adulte et de l’autre côté, on a l’enfant victime qui sous le regard de l’adulte qui est en train de jouer les arbitres, le  sauveur pourrait se complaire dans cette position de victime en se plaçant systématiquement sous l’aile de l’adulte protecteur, de l’arbitre bienveillant bien entendu mais qui ne va pas apprendre à s’affirmer en tant que personne et ne va pas apprendre à défendre ses intérêts, à défendre ses besoins.

Donc quand l’adulte se place en tant qu’arbitre, en tant que sauveur il contribue à maintenir l’enfant agressé dans le rôle de victime et l’enfant agresseur dans le rôle de bourreau.

 

Donc on va adopter une position différente même si l’adulte est là pour sécuriser les enfants, accompagner l’expression des émotions et accompagner les échanges verbaux et bien l’adulte va devoir faire attention à ne pas se placer en tant qu’arbitre, en tant que sauveur.

4-Se placer en position neutre

Donc on arrive à la 4e idée qui est celle de se placer en position neutre. Comme je viens de le dire à l’instant l’adulte ne se place pas en tant que sauveur, en tant qu’arbitre mais comme médiateur si nécessaire si sa présence est requise pour cet échange et on va à ce moment-là avoir une position neutre.

 

Alors quand je suis dans la courre, quand j’accompagne un échange ce que je fais tout le temps parce que c’est évidemment incessant les échanges entre enfants et c’est naturel, c’est normal et ça répond à besoin pour eux, et si mes élèves ou mes enfants ont besoin de moi, je veille à ne pas être trop proche de l’un ou de l’autre physiquement.

Typiquement à l’école je m’assois sur le banc, je demande à mes élèves d’être l’un en face de l’autre ainsi je me situe à un même niveau qu’eux et les deux élèves se font face  et peuvent s’exprimer directement l’un à l’autre et pas en passant par moi et chacun se situe au même niveau. Et évidemment mon but c’est d’intervenir le moins possible dans cet échange mais je veille bien sûr à ce que l’échange reste courtois et que chacun puisse exprimer ses besoins.

 

Donc il ne faut pas négliger l’importance de sa position physique lorsqu’on est présent en tant qu’adulte si les enfants sentent que l’adulte est plus proche de l’un ou de l’autre alors inévitablement ça va créer une influence dans le poids des échanges  et ce n’est pas ce qu’on recherche. Ce que l’on recherche c’est une résolution du conflit qui va être pleine qui va être entière, qui va être franche et qui va permettre à chacun d’exprimer ses besoins sans avoir l’impression d’une menace sous la pression de la présence ou du regard de l’adulte.

5-Fournir aux enfants des outils d’aide à la résolution du conflit

La 5ème idée ça va être de fournir aux enfants des outils d’aide à la résolution du conflit.

Récemment j’avais fait une vidéo sur le message clair qui est une des composantes du processus de la communication non violente et je vous mets le lien de cette vidéo  dans la fiche mémo que vous allez pouvoir télécharger dans quelques instants.

 

Alors dans mon école, on a fait un gros travail dans l’utilisation de la communication non violente et du message clair. Donc pour pacifier les échanges entre enfants, on leur a appris à suivre 4 étapes.

La première étape est de communiquer ses observations c’est-à-dire de transmettre des faits tangibles, des faits sans émettre de jugement.

La deuxième étape consiste à exprimer ses sentiments, ses émotions suscitées par les faits en les assumant. Je suis triste, j’ai peur, je ne suis pas content, je suis fâché.

 

Ensuite, on va exprimer ses besoins “j’aimerais pouvoir jouer avec toi, j’aimerais être en sécurité” et enfin on va formuler à l’autre une demande.

 

J’aimerais que tu me demandes pardon, je veux que tu me dises tes besoins avec des mots, j’aimerais jouer tout seul, je ne veux pas que tu me tapes. Et ce processus n’est pas à sens unique. Chacun va pouvoir à tour de rôle s’exprimer dans ce processus.

 

Donc je récapitule: Observation, sentiment, besoin et demande.Donc le moyen mémo technique bien connu c’est OB SD dans cet ordre ou dans un autre ordre qui peut sensiblement varier.  Observation besoin sentiment demande.

 

Donc je vous écrirai plus en détail ce processus-là dans la vidéo sur le message clair.

6-Donner des mots précis pour décrire les sentiments

La sixième idée pour accompagner les enfants dans la gestion de conflit c’est de les aider à trouver des mots plus précis plus respectueux  dans les échanges qu’ils peuvent avoir.

Parce que naturellement il peut arriver aux enfants d’utiliser des mots qui soient violents parce qu’ils n’ont pas forcément d’autres mots et on va essayer de leur proposer des mots alternatifs qui vont leur permettre d’exprimer leurs besoins mais sans blesser l’autre.

Par exemple si un autre enfant dit à l’autre tu es méchant parce qu’il lui a pris son jouet et bien nous on va à pouvoir proposer à l’enfant une autre  phrase comme je ne suis pas content parce que tu as pris mon jouet je voudrais que tu me le rendes.

Évidemment lorsque nos enfants non pas le même bagage lexical que nous et c’est à nous adultes de leur fournir les mots qui vont leur permettre d’exprimer leurs besoins émotions tout en respectant leur frère leur camarade leur partenaire.

 

Et la présence de l’adulte qui n’est pas en position d’arbitre en position de sauveur  va aider chaque enfant entre guillemets celui qui agresse et celui qui est agressé . L’adulte va leur fournir les mots pour préciser leurs émotions et leurs pensées.

7-Faire poursuivre l’échange jusqu’à ce chacun soit satisfait

La 7e idée ça va être de faire poursuivre l’échange jusqu’à ce qu’il y a une satisfaction des deux enfants des deux parties on va prendre le temps de faire que chacun puisse arriver à une solution satisfaisante pour l’un et pour l’autre et parfois ça va prendre beaucoup de temps évidemment l’adulte il va être là pour accompagner cet échange il va essayer de ne pas se placer en position d’arbitre mais l’idée va être que les enfants arrivent ensemble à une résolution du conflit à trouver des solutions qui convienne à l’un et à l’autre et parfois ça peut prendre beaucoup de temps mais c’est du temps que les enfants aillent mettre à profit en trouvant des solutions de résolution du conflit qui seront satisfaisant pour l’un et pour l’autre et ça va être beaucoup plus éducative que si c’est l’adulte qui vient en tant qu’ arbitre donné ces solutions et donner éventuellement des sanctions   à l’un ou à l’autre.

 

Et de cet échange chacun sort grandi parce que l’enfant qui a entre guillemets été agressé a pu défendre son point de vue a pu défendre ses intérêts et l’enfant entre guillemets agresseurs a pu écouter les besoins de l’autre écouter ses émotions apprendre à le respecter et utiliser des mots pour exprimer ses besoins.

 

voilà vous avez déjà quelques pistes pour accompagner les conflits entre enfants dans un processus de communication non violente avant de vous donner l’accès la fiche mémo encore trois petites choses s’il vous plaît si vous avez aimé cette vidéo merci de me le dire en cliquant sur le pouce en l’air en la commentant où on la partage en si vous pensez qu’elle pourrait intéresser d’autres parents-professeurs qui aimerait leurs enfants ou leurs élèves à j’irai plus pacifiquement les conflits deux vous êtes libres de télécharger cette fiche mémo en cliquant ici sur le rond blanc ou bien dans la description et 3 si vous l’avez pas déjà fait abonnez-vous à cette chaîne où regarder cette vidéo complémentaire surtout soyez des parents zen et heureux et prenez soin de vous à bientôt

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Jean-Philippe GEFFRIAUD
Jean-Philippe Geffriaud accompagne les parents qui souhaitent vivre une parentalité épanouie. Il est l'heureux papa de deux enfants de 12 et 7 ans. Il a également dans sa classe de maternelle 27 élèves de 4 à 5 ans !

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