Caprice ou crise de l’enfant: comment les calmer ?

Comment calmer un enfant qui fait un caprice ou une crise de nerf?


CLIQUEZ ICI.

Quand la crise arrive-t-elle ?

 

Quand un enfant est contrarié, il arrive souvent qu’il fasse la tête, qu’il pleure ou qu’il envoie tout balader. Parfois, on peut résoudre sa frustration et dans d’autres cas c’est impossible.

Seulement, voila, si on ne s’y prend pas de la bonne façon, notre enfant peut s’entêter et on aboutit à une crise de nerf générale.

Pour illustrer mon propos, je vais vous parler de deux exemples. L’un qui m’arrive de temps en temps à l’école quand un enfant demande à voir sa maman.

L’autre c’est mon fils de 10 ans qui s’est mis en colère parce qu’il ne voulait pas aller à son cours d’escalade.

Et je vais vous raconter comment on a pu sortir rapidement de ces deux situations dans la douceur.

Le “caprice” est l’expression d’un besoin de l’enfant

En fait, le problème c’est qu’il ne faut pas considérer le caprice de l’enfant comme une tentative de nous manipuler ou de nous mettre des bâtons dans les roues.

IL faut accueille cette réaction émotionnelle importante comme l’expression d’un besoin.

L’enfant peut faire une “crise” pour beaucoup de raisons…les besoins physiologiques comme la faim ou le sommeil… Mais aussi des besoins psychiques comme le besoin de reconnaissance, le besoin d’appartenance ou de se sentir en sécurité .

Je vous présente donc

4 étapes pour calmer un enfant qui fait “un caprice”

1-La première étape c’est d’écouter l’enfant exprimer son besoin.

Dans mon premier exemple c’est l’enfant qui me dit:” Je veux voir ma maman”.

Dans mon second exemple, c’est mon fils qui me dit: ” Je ne veux pas aller à l’escalade”.

Evidemment, ce que les enfants expriment en surface c’est la solution immédiate qu’ils ont trouvé pour résoudre leur problème. Mais ce n’est pas la solution qui est réalisable et souhaitable dans leur propre intérêt.

Il faut donc creuser et demander tout simplement “Pourquoi?
Pour revenir à mes deux exemples: Pourquoi tu veux voir ta maman et pourquoi tu ne veux pas aller à ton cours d’escalade?

Parce que bien sûr on pourrait se contenter de balayer la demande d’un revers de main et de tout simplement dire ce n’est pas possible en aboutissant à une négation des besoins de l’enfant au risque de les rendre de plus en plus instable émotionnellement.

Mais ce n’est évidemment pas comme ça qu’on veut voir grandir nos enfants .

Montrer de l’empathie pour l’enfant et son problème

2-La deuxième étape c’est de montrer de l’empathie pour l’émotion ressentie par son enfant en disant quelque chose comme

“Je comprends ,tu veux voir ta maman parce que tu es fatigué et tu aimerais bien lui faire un calin”.

Pour l’exemple de mon fils “Je comprends tu ne veux pas aller à l’escalade parce que ton copain du quartier voulait jouer avec toi cet après-midi”.

Le fait que l’adulte soit à l’écoute de son besoin permet à l’enfant de se sentir reconnu et ça commence déjà à l’apaiser.

Résoudre ou se mettre en projet de résoudre le problème de l’enfant

La troisième étape ça va être, soit de résoudre immédiatement le problème en répondant à la demande d’aide de l’enfant, soit de se mettre en projet de résoudre le problème de l’enfant avec l’enfant.

Je dis bien se mettre en projet parce qu’il y a des cas ou la résolution du problème n’est ni possible dans l’immédiat ni souhaitable dans le réel.

caprice ou crise de l'enfant

On va donc imaginer avec l’enfant qu’il obtient déjà ou qu’il va obtenir sous peu ce qu’il désire ou encore jouer à faire comme si.

Dans le cas de l’enfant qui voulait voir sa maman, je lui ai dit: Ah oui, ce sera bien à l’heure des parents de prendre ta maman dans les bras. Tu lui feras un très gros calin. Tu seras content. Oui ? Oui?

Dans le cas de mon fils qui ne voulait pas aller à l’escalade pour voir son copain, ce n’était pas vraiment cela la raison.

Il ne voulait pas éviter l’escalade il voulait simplement voir son copain qu’il ne peut pas voir souvent.

C’est pour ça que je lui ai proposé la solution de l’inviter à jouer à la maison un samedi après-midi.

Souvent, les enfants sont également demandeurs qu’on les prennent un instant dans les bras ce qui a pour effet de libérer de l’occitocine qui les apaise.

Utiliser la redirection pour détourner l’attention du problème

La 4 ème étape qui est bien connue c’est de recourir à la redirection c’est à dire de proposer à l’enfant une activité qui va recentrer son attention sur autre chose. A cette étape, l’enfant a déjà presque oublier l’objet de sa crise.

L’issue de ces deux expériences dont je vous ai parlé c’est que mon fils a apprécié son cours d’escalade et que mon élève m’a donné la main pendant la récréation pour se sentir au repos et entouré. Vive la communication non violente  !

Voila, vous connaissez maintenant 4 étapes pour apaiser non pas une “crise” mais un besoin de l’enfant.

Je vous mets d’ailleurs une fiche mémo de ces 4 étapes a télécharger juste ci-dessous:
CLIQUEZ ICI.
Avez-vous vécu récemment des caprices de votre enfant ?

Vous en voulez + comme ça? Dites ci-dessous si avez aimé ce contenu !
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Jean-Philippe GEFFRIAUD
Jean-Philippe Geffriaud, professeur des écoles et papa de deux enfants de 10 ans et 5 ans, partage ses réflexions et ses conseils en parentalité positive sur le blog actimomes.com

2 Comments

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

QUIZZ : Quel est votre style parental ? Réponse et effets sur l'enfantPASSER LE QUIZZ
+