En colère avec ses enfants (injustement) ? Voici quoi faire en 3 étapes :

Vous ne savez pas comment réagir quand vous vous mettez en colère contre vos enfants ?

Laissez-moi vous raconter cette petite anecdote qui je pense aidera pas mal de monde à gérer sa colère avec ses enfants.

(Avant de partir, pensez à télécharger mon guide du parent bienveillant et efficace pour en savoir plus sur la parentalité positive )

Transcription de cette vidéo si vous êtes pressé(e).

C’était un soir de cette semaine, j’étais  irascible,vraiment détestable, un rien m’énervait.

Je voyais des choses qui traînaient dans la maison.

Ma fille était là en train de m’aider, mais très franchement, je lui parlais mal.

J’étais désagréable et j’étais autoritaire. Je n’étais pas du tout dans la bienveillance.

Je me suis pas aimé dans ce moment là .

Et au bout d’un moment, je me suis aperçue de mon état.

J’ai fait une petite pause interne et je me suis dis: » je ne me sens pas bien ».

Je ne me retrouve pas tel que je voudrais être. Je me sens mal.

Et donc, je me suis mis en pause.

La réaction de ma fille par rapport à la réaction que j’ai eu vis à vis d’elle ne m’a pas franchement étonnée, mais m’a agréablement surpris et quelque part, m’a donné une leçon.

Elle m’a rappelé un des fondamentaux de la parentalité positive et plus particulièrement celui de savoir comment réagir quand on est allé trop loin.

Ça, c’est un des concepts qui est repris dans la discipline positive bien connue de Jen Nelson.

Bonjour ici Jean-Philippe du blog actimomes.com, chaque semaine, je propose une vidéo sur le thème de la parentalité positive et également très souvent sur le thème des apprentissages.

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Et puis rester bien jusqu’à la fin parce que en fin de vidéo, je vous proposerais de télécharger mon guide du parent bienveillant et efficace qui vous décrit sept étapes pour obtenir une parentalité plus épanouie.

Comme je vous le disais en introduction, j’avais passé une journée pas forcément difficile, mais une journée où mes élèves m’avaient sollicité.

Garder une ambiance sereine nécessitait beaucoup d’interventions de ma part pour réorienter leur attention vers des activités qui leur permettaient d’être calme, de ne pas monter dans l’énervement.

J’ai cumulé une part de tension et c’est vrai que le soir, j’étais irascible et je pense que tous les parents ressentent des moments d’énervement qui vont rejaillir  soit sur nos enfants soit sur notre conjoint .

C’est quelque chose de complètement humain.

Et c’est valable dans l’autre sens également.

Nos enfants ont dû être calmes toute la journée.

Ils ont dû se tenir en position d’élève et parfois, ça leur demande beaucoup d’énergie pour se retenir parce qu’ils ont besoin de bouger, etc.

Et probablement, en classe, on est  dans une position plus statique que celle dont les enfants ont besoin.

Et c’est vrai que parfois, que ce soit nos enfants ou nous, on peut exploser entre guillemets.

D’ailleurs, je vous mets en lien une vidéo dans laquelle j’avais proposé des outils pour contrôler sa colère. Donc j’étais irascible. Je m’énervais en demandant à ma fille de m’aider, de faire telle ou telle chose avec moi et je me sentais vraiment pas agréable.

Et un moment, ça a fait une réaction corporelle. Je me suis dis: « Arrête, calme toi! »

Et j’ai tout simplement dit à ma fille Je suis désolée, je ne suis vraiment pas agréable. Tu n’y es pour rien. Je suis un peu énervé.

Je suis désolée et je lui ai demandé un câlin.

On a fait un câlin et là, ma fille m’a dit : »C’est pas grave, papa, tu as eu une longue journée. »

Donc c’est ma fille qui m’a finalement excusé.

A partir de cette anecdote, je voudrais vous donner plusieurs conseils de parentalité positive.

Pourquoi demander pardon quand on s’est mis en colère avec ses enfants ?

La première idée, c’est que de demander pardon à ma fille, de m’être énervée m’a fait du bien à moi parce que je me suis senti  retourner dans le droit chemin. Je pense que ça fait du bien à ma fille de ne pas se sentir responsable de mon attitude énervée, de mon attitude irascible.

Le deuxième point, c’est que le fait de se faire un câlin ensemble nous a permis à tous les deux d’avoir une délivrance d’ocytocine, qui est une hormone bien connue qui est délivrée évidemment par le cerveau et qui permet de revenir à un état paisible, un état serein, e bien être.

Donc n’hésitez pas lorsque vous sentez que vous êtes énervé ou que votre enfant est énervé, à proposer un câlin.

On va simplement le proposer (et pas l’imposer) et très souvent, cela fera du bien à vous en tant que parent pour vous apaiser. Et aussi à votre enfant.

Le concept des 3 R: une ligne directrice quand on a perdu le contrôle.

Que faire quand on s est enerve en tant que parent les 3 R

Que faire quand on s est enerve en tant que parent les 3 R

Le troisième point, c’est un concept de discipline positive qui nous donne une sorte de ligne directrice en tant que parent, lorsqu’on a le sentiment d’être allé trop loin.

Ce concept, c’est le concept des 3 R 3. R  de Jane Nelson.

Que faire quand on s est enerve en tant que parent les 3 R

Que faire quand on s est enerve en tant que parent les 3 R

R pour reconnaître

R Pour reconnaître, reconnaître, soit qu’on a fait une bêtise, soit on est énervé et donc on reconnaît en tant que parent qu’on est faillible.

Y’a pas de problème avec ça.

Ça montre à l’enfant que lui aussi, lorsqu’il fera une erreur, on lui aura donné le modèle que de s’excuser.,de reconnaître son erreur. C’était le modèle à suivre.

Parce que si, en tant que parent, on cherche à cacher nos erreurs, à ne pas admettre avec humilité, sans se rabaisser non plus, ce n’est pas ça le propos, mais simplement reconnaître son erreur. C’est un modèle de bienveillance.

C’est un modèle de sincérité, un modèle de lucidité que de reconnaître ses erreurs et de savoir que tout homme, toute femme est faillible et que simplement, le fait de le reconnaître permet déjà de rentrer dans le droit chemin.

Et elle permet déjà de commencer à se préparer à trouver des solutions.

Le fait de voir ou de constater que son parent reconnaît une erreur, que les adultes qui sont importants pour lui, que ce soit le professeur, que ce soit le parent, reconnaissent que eux aussi font des erreurs. C’est très déculpabilisant.

Lorsque l’enfant lui même fait des erreurs et il sait comment réagir, il n’a pas besoin de se cacher.

Il reconnaît son erreur et ainsi, il comprend la marche à suivre.

Après le premier R. Reconnaître, on passe à la deuxième étape du processus des trois R.

R pour  Réconcilier .

Se réconcilier avec ceux avec lesquels on a eu des heurts, se réconcilier avec ceux à qui on a causé du tort.

Et dans mon cas, c’était que j’avais été irascible, presque agressif verbalement avec ma fille. Et du coup, je lui ai. Je l’ai reconnu dans un premier temps.

Puis, pour se réconcilier, je lui ai dit que j’étais désolé et que je proposais de faire un câlin, ce que elle a volontiers accepté, ce qui nous a apaisé.

Donc, pour se réconcilier, tout simplement, on peut reconnaître son erreur et demander pardon. Et puis, pourquoi pas proposer un câlin.

R pour résoudre

Le troisième R du processus 3 R, c’est résoudre. Eh bien, cela signifie qu’on passe à une démarche de résolution de problèmes.

Lorsque c’est l’enfant qui commet une erreur, il est souhaitable que l’on l’invite à trouver des solutions lui même aux erreurs qu’il a commises.

C’est important de le solliciter afin qu’il soit dans une démarche de résolution de problèmes. ça l’éduque à trouver des solutions.

Et lorsque c’est nous, en tant qu’adulte, nous sommes assez grands pour trouver comment résoudre le problème avec nos enfants ou vis à vis de ceux qu’on a blessés .

Et on peut inviter notre enfant à voir si c’est satisfaisant ce qu’on a proposé, en restant dans une démarche collective de résolution de problèmes.

Attention, ça ne veut pas dire qu’on va tomber dans du chantage, qu’on va devoir acheter des bonbons, etc.

Non, nous, on va résoudre notre erreur en fonction de l’erreur commise.

Par exemple, si on était agressif, on peut présenter ses excuses. Il ne s’agit pas non plus d’aller acheter des bonbons et de tomber dans le chantage.

Ce n’est pas du tout ça le propos.

Lorsque l’on fait une erreur, on va trouver des solutions qui sont reliées à l’erreur que l’on a commise.

Par exemple, si l’on s’est énervé, on va peut être expliquer à notre enfant que la prochaine fois qu’on sera énervé, on pourra tout simplement le reconnaître et puis utiliser les techniques de relaxation.

On peut on dire à son enfant : La prochaine fois, j’utiliserai les techniques de relaxation que j’utilise d’habitude et comme ça, je te parlerai plus calmement.

Donc Le processus des trois R proposés par James Nelson de la discipline positive c’est reconnaître, réconcilier et résoudre.

Avant de partir , téléchargez mon guide du parent bienveillant et efficace pour aller plus loin.