Que faire quand on s’est mis en colère (injustement) avec ses enfants ?

C’était un soir de cette semaine, j’étais, j’étais irascible, j’étais vraiment détestable, un rien m’énervait, je voyais des choses qui traînaient dans la maison. Ma fille était là en train de m’aider, mais très franchement, je lui parlais mal.

(Transcription de la vidéo)

J’étais désagréable et j’étais autoritaire. Je n’étais pas du tout dans la bienveillance. Je me suis pas aimé dans ce moment là et au bout d’un moment, je me suis. Je me suis aperçue de mon état. J’ai fait une petite pause interne et je me dis mais là, je ne me sens pas bien.

 

Je ne me retrouve pas tel que je voudrais être. Je me sens mal. Et là, je me suis mis en pause. Et la réaction de ma fille par rapport à la réaction que j’ai eu vis à vis d’elle m’a pas franchement étonnée, mais m’a agréablement surpris et quelque part, m’a donné une leçon.

Et puis m’a rappelé des fondamentaux de la parentalité positive et un des fondamentaux de la parentalité positive, et plus particulièrement celui de savoir comment réagir quand on est allé trop loin. Ça, c’est un des concepts qui est repris dans la discipline positive bien connue de Jen Nelson.

Bonjour ici Jean-Philippe du blog actimomes.com, chaque semaine, je propose une vidéo sur le thème de la parentalité positive et également très souvent sur le thème des apprentissages. Si ces sujets vous intéressent, abonnez vous et cliquez sur la petite cloche pour ne pas manquer les prochaines vidéos.

 

Et puis rester bien jusqu’à la fin parce que en fin de vidéo, je vous proposerais de télécharger mon guide du parent bienveillant et efficace qui vous décrit sept étapes pour obtenir une parentalité plus épanouie. Comme je vous le disais en introduction, j’avais passé une journée pas forcément difficile, mais une journée où mes élèves m’avaient sollicité.

 

Garder une ambiance sereine nécessitait beaucoup d’interventions de ma part pour réorienter leur attention vers des activités qui leur permettaient d’être calme, de ne pas monter dans l’énervement.

 

J’ai accumulé une part d’énergie et c’est vrai que le soir, ce n’est pas pour me chercher d’excuses que je dis ça, mais c’est vrai que le soir, j’étais irascible et je pense que tous les parents ont ressenti à des moments des débordements qui vont rejaillir soit parfois sur nos enfants. C’est quelque chose de complètement humain, soit sur notre conjoint.

 

Et c’est valable dans l’autre sens également. Nos enfants ont dû être calmes toute la journée. Ils ont dû se tenir en position d’élève et parfois, ça leur demande beaucoup d’énergie pour se retenir parce qu’ils ont besoin de bouger, etc.

Et probablement, en classe, on est un petit peu dans une position plus statique que celle dont les enfants ont besoin. Et c’est vrai que parfois, que ce soit nos enfants, que ce soit nous, eh bien, voilà on peut exploser entre guillemets.

 

D’ailleurs, je vous mets en lien une vidéo dans laquelle j’avais proposé des outils pour contrôler sa colère. Je vous mets le lien de cette vidéo. Ça doit être ici ou ici, je ne sais plus et donc j’étais irascible.

 

Je m’énervais en demandant à ma fille de m’aider, de faire telle ou telle chose avec moi et je me sentais vraiment pas agréable. Et un moment, ça a fait une réaction corporelle. Je me disais Arrête, calme toi! Et j’ai tout simplement dit à ma fille Je suis désolée, je ne suis vraiment pas agréable. Tu n’y es pour rien.

 

Je suis un peu énervé. Comme je vous l’expliquais, ma journée m’a beaucoup sollicitée. Je suis désolée et je lui ai demandé un câlin. On a fait un câlin et là, ma fille m’a dit C’est pas grave, papa, tu as eu une longue journée. C’est pas grave, papa, tu as eu une longue journée, donc c’est ma fille qui m’a finalement excusée.

 

Alors là dedans, je voudrais vous donner plusieurs conseils de parentalité positive. La première idée, c’est que de demander pardon à ma fille, de m’être énervée m’a fait du bien à moi parce que je me suis sentie retourner dans le droit chemin. Je pense que ça fait du bien à ma fille de ne pas se sentir responsable de mon attitude énervée, de mon attitude irascible.

 

Le deuxième point, c’est que le fait de se faire un câlin ensemble nous a permis à tous les deux d’avoir une délivrance d’ocytocine, qui est une hormone bien connue qui est délivrée évidemment par le cerveau et qui permet de revenir à un État paisible, un état serein, n état de bien être, donc n’hésitez pas lorsque vous sentez que vous êtes énervé ou que votre enfant énervé, on ne va pas imposer un câlin.

 

On va simplement le proposer et très souvent, cela fera du bien à vous en tant que parent pour vous apaiser. Et aussi à l’enfant. Le quatrième point, que je voulais aborder. Je pense que c’est le quatrième point. C’est un concept de discipline positive qui nous donne une sorte de ligne directrice en tant que parent, lorsqu’on a le sentiment d’être allé trop loin.

 

Ce concept, c’est le concept des 3 R 3. R C’est un acronyme qui est le premier. R Pour reconnaître, reconnaître, soit qu’on a fait une bêtise, soit on est énervé et donc on reconnaît en tant que parent qu’on est faillible.

Y’a pas de problème avec ça. Ça montre à l’enfant que lui aussi, lorsqu’il fera une erreur, eh bien on lui aura donné le modèle que de s’excuser. Eh bien, c’était de reconnaître son erreur. C’était le modèle à suivre. Il n’y a pas de problème avec ça.

 

Parce que si, en tant que parent, on cherche à cacher nos erreurs, à ne pas admettre avec humilité, sans se rabaisser non plus, ce n’est pas ça le propos, mais simplement reconnaître son erreur. C’est un modèle de bienveillance.

C’est un modèle de sincérité, un modèle de lucidité que de reconnaître ses erreurs et de savoir que tout homme, toute femme est faillible et que simplement, le fait de le reconnaître permet déjà de rentrer dans le droit chemin. Et elle permet déjà de commencer à se préparer à trouver des solutions.

 

Le fait de voir ou de constater que son parent reconnaît une erreur, que les adultes qui sont importants pour lui, que ce soit le professeur, que ce soit le parent, reconnaissent que eux aussi font des erreurs. C’est très culpabilisant.

 

Lorsque l’enfant lui même fait des erreurs et il sait comment réagir, il n’a pas besoin de se cacher. Il reconnaît son erreur et ainsi, il comprend la marche à suivre. Après le premier R. Reconnaître, on passe à la deuxième étape du processus des trois R.

C’est le deuxième. R C’est réconcilier et réconcilier. Se réconcilier avec ceux avec lesquels on a eu des heures, se réconcilier avec ceux à qui on a causé du tort. Et dans mon cas, c’était que j’avais été irascible, presque agressif verbalement avec ma fille.

 

Et du coup, je lui ai. Je l’ai reconnu dans un premier temps. Puis, pour se réconcilier, je lui ai dit que j’étais désolé et que je proposais de faire un câlin, ce que elle a volontiers accepté, ce qui nous a apaisé. Donc, pour se réconcilier, tout simplement, on peut reconnaître son erreur et demander pardon. Et puis, pourquoi pas proposer un câlin?

 

Le troisième R du processus 3 R, c’est résoudre et résoudre. Eh bien, cela signifie qu’on passe à une démarche de résolution de problèmes. Lorsque c’est l’enfant qui commet une erreur, on ne peut. Il est souhaitable que l’on l’invite à trouver des solutions lui même aux erreurs qu’il a commises.

 

C’est important de le solliciter afin qu’il soit dans une démarche de résolution de problèmes. ça l’éduque à trouver des solutions. Et lorsque c’est nous, en tant qu’adulte, et bien nous sommes assez grands pour trouver comment résoudre le problème avec nos enfants ou vis à vis de ceux qu’on a blessés entre guillemets.

 

Et on peut inviter notre enfant à voir si c’est satisfaisant ce qu’on a proposé, toujours être dans une démarche de résolution de problèmes de façon collective. Attention, ça ne veut pas dire qu’on va tomber dans du chantage, qu’on va devoir acheter des bonbons, etc. Non, nous, on va résoudre notre erreur en fonction de ce qu’on a commis en erreur. Par exemple, si on était agressif, on peut présenter ses excuses.

 

Il ne s’agit pas non plus d’aller acheter des bonbons et de tomber dans le chantage. C’est pas du tout ça le propos. Lorsque l’on fait une erreur, on va trouver des solutions qui sont liées à l’erreur que l’on a commise.

 

Par exemple, si l’on s’est énervé, on va peut être expliquer à notre enfant que la prochaine fois qu’on sera énervé, on pourra tout simplement le reconnaître et puis utiliser les techniques de relaxation.

 

On peut  dire à son enfant : La prochaine fois, j’utiliserai les techniques de relaxation que j’utilise d’habitude et comme ça, je te parlerai plus calmement. A ce propos, j’avais fait une vidéo il y a quelques temps sur comment gérer sa colère. Je vous la recommanderai en fin de vidéo.

 

Il y a peut être une fiche qui s’affiche là ou là que je vous inviterai à regarder. Donc Le processus des trois R proposés par James Nelson de la discipline positive c’est reconnaître, réconcilier et résoudre.