8 pratiques pour Apprendre la PLEINE CONSCIENCE et la gestion des émotions à ses enfants

Comment apprendre à son enfant à vivre l’instant présent?
Comment aider son enfant à être pleinement connecté physiquement et mentalement à l’instant qu’il soit en train de vivre?
Et par cette voie de vivre l’instant présent, comment l’aider à être plus concentré à mieux gérer ses émotions et en définitive à être plus heureux? C’est ce que je partage avec vous dans cette vidéo :CLIQUEZ ICI POUR LIRE LE GUIDE GRATUITEMENT.

(Transcription de la vidéo si vous êtes pressé.)

Salut les parents qui s’investissent à fond dans l’éducation de leurs enfants ici Jean-Philippe du blog de parentalité actimomes.com et chaque semaine je publie une vidéo sur le thème de la parentalité positive alors pour être certain de ne pas la manquer abonnez-vous et cliquer sur la petite cloche.

Donc je vais partager avec vous 8 astuces que j’utilise avec mes enfants et aussi mes élèves dans ma classe pour qu’ils puissent être apaisés , plus concentrés ou tout simplement qu’ils puissent se relaxer.

Comme d’habitude pas besoin de prendre de notes je partagerai une petite fiche mémo à télécharger en fin de vidéo .

1-Être attentif à leurs émotions .

La première attitude c’est d’être attentif à leurs émotions,parce que pour être pleinement présent il faut être capable d’identifier quand une émotion survient pour pouvoir en prendre plus facilement conscience et finalement qu’elle puisse s’évanouir plus rapidement et ne pas prendre le contrôle de notre esprit.

Mais évidemment pour les enfants c’est encore plus difficile que nous, parce qu’ils des émotions très fortes et qu’ ils ont besoin de notre aide pour identifier ses émotions et les nommer .

C’est à travers les mots de l’adulte que les enfants construisent peu à peu leur monde intérieur leur vocabulaire à mesure qu’il découvre de nouvelles sensations et de nouveaux mots. En tant qu’adulte évidemment on participe grandement à la construction de ce monde intérieur, de cette voix intérieure.

C’est donc important pour nous de les aider à identifier ses émotions , de bien veiller à ne pas blâmer nos enfants pour leurs réactions ou leur coller des étiquettes qui contribuent à construire une image négative d’eux même.

De la même façon faisons de notre mieux pour contrôler nous aussi nos émotions et évitons de leur crier dessus , parce que lorsqu’on le fait, on se place sur un même niveau d’énergie négative que eux même, vont récupérer.

Vous avez peut-être déjà entendu parler des neurones miroirs qui font que deux interlocuteurs tendent à adopter les mêmes postures et les mêmes énergies.

Bon évidemment comme dit Isabelle Filliozat il n’y a pas de parent parfait et c’est humain de s’énerver si jamais cela nous arrive est bien il suffit de reconnaître de reconnaître que l’on s’est énervé et de demander pardon à notre enfant pour ça de la même façon qu’on apprécie que notre enfant présente ses excuses. Ce ne sera pas un signe de faiblesse de notre part, bien au contraire.

Mais faisons juste de notre mieux pour éviter de perdre notre sang-froid et de nous mettre à crier sur eux.

C’est vrai qu’avant 5 ou 6 ans c’est difficile pour les enfants d’avoir un vocabulaire riche pour définir leurs émotions.

Dans ma classe j’utilise d’ailleurs un panneau des émotions qui aide les enfants à développer ce vocabulaire. C’est un support très utile, mais il en existe beaucoup d’autres.

Pour les enfants les plus jeunes ça peut être une bonne idée de comparer les émotions avec les phénomènes de la météo comme le soleil, le nuage le vent.
D’ailleurs quand je pratique mes une ou deux minutes de méditation quotidienne avec mes grandes sections après-midi juste avant de méditer on partage entre nous notre météo intérieure en utilisant les nuages par exemple pour la définir la tristesse ou bien la tempête pour définir la colère où l’excitation et bref on se met en situation de vouloir récupérer un ciel bleu dans notre esprit grâce à la méditation.

2-Se connecter à l’instant présent via les sens

Le deuxième principe pour leur enseigner la pleine conscience c’est de faire prendre racine dans l’instant présent via les sens.

Tu sens le vent sur ton visage, tu sens la fraicheur sur ta peau. Tu as remarqué comme ce savon sent bon ?

Tu as vu comme ce sol est mou ? Tu as entendu cet oiseau ?

L’idée c’est de s’ancrer dans le moment présent en apprenant à notre enfant à être attentif à ses 5 sens.

Pour provoquer cette prise de conscience il suffit de poser des questions. Qu’est-ce que tu sens, qu’est -ce que tu entends ? Quelle sensation ça te fait quand tu touches cet objet ? Et c’est à ce moment qu’on va lui transmettre les adjectifs qui permettent d’enrichir le vocabulaire bien sûr mais aussi la prise de conscience du moment présent.

3 Pratiquer la respiration

Personnellement j’ai découvert la méditation vers 18 ans et j’ai remarqué qu’on pouvait contrôler sa pensée en se focalisant sur sa respiration.

Le fait de prendre conscience de sa respiration permet de se calmer après une journée pleine d’émotion ou au contraire de se concentrer sur l’instant présent juste avant une activité sollicitante.
La méditation, c’est une pratique qui peut être très courte, et je la pratique tous les jours de 1 à 3 minutes tous les jours avec mes élèves de maternelle et je leur apprends à prendre conscience de l’air qui vient gonfler les poumons avec le ventre qui part en avant, ce qui permet de gonfler davantage les poumons, et aussi les côtes qui se soulèvent. Bon, il y a d’autres types de méditation que je fais avec eux mais on en reparlera une autre fois.

À côté de la méditation, y a des petits exercices de respiration que l’on peut faire comme diriger une balle de ping-pong ou une petite boule de coton, faire comme si ses doigts étaient les bougies d’un gâteau et les souffler une à une. Et comprendre en faisant ça qu’on est obligé d’inspirer et d’expirer.
Et on peut aussi proposer à son enfant de s’allonger et lui poser un petit objet sur le ventre pour qu’il prenne conscience de sa respiration abdominale qui se produit à un rythme régulier même sans qu’on en ait conscience

Dites-moi dans les commentaires si vous aimez l’idée d’enseigner la prise de conscience de leur respiration à vos enfants comme un outil pour être présent concentré et apaisé.

4- Pratiquer la gratitude

L’idée c’est de montrer à son enfant comment on est reconnaissant d’avoir vécu de bons moments dans sa journée et le fait de se concentrer sur ce qui s’est bien passé plutôt que sur ce qui a été difficile, sur ce qui a manqué, sur ce qui nous a fait peur, permet avoir un état d’esprit plus positif plus calme plus joyeux et d’être plus apaisé pour la suite de la journée ou de la nuit.
Parce que c’est difficile d’être à la fois en colère et de ressentir de la gratitude donc il vaut mieux inviter son enfant et montrer à son enfant comment soi-même en tant qu’adulte on fait ce choix de ressentir de la gratitude pour les bons moments de sa journée.

On peut partager des moments de gratitude au diner, à l’heure du coucher et on peut évoquer un ou plusieurs moments que l’on a appréciés dans notre journée.

C’est en montrant à ses enfants comment nous on ressent cette gratitude que nos enfants vont développer cette capacité aussi.

5-Passer du temps en nature

Le fait de passer du temps dans la nature dans un parc dans la campagne à la montagne à la mer va permettre de se connecter au vivant et de faire une pause dans le quotidien, de se vider la tête. Les enfants adorent observer parce qu’ils sont curieux par nature et en sortant en pleine nature on leur fournit cette possibilité de se connecter à cette curiosité et donc d’être pleinement présent et connecté à leur sens.

Le fait d’aller en pleine nature c’est à la fois sollicitant sur le plan physique, parce qu’il y a des obstacles et de la distance à parcourir donc l’enfant a besoin d’être concentré et c’est aussi apaisant parce qu’il y a une multitude de couleurs à observer et de sons à écouter.
Le fait d’être dehors incite au déplacement et donc à solliciter le corps ce qui sollicite la présence de l’esprit pour contrôler le mouvement.
Et le fait d’observer ce que la nature nous offre à commencer par l’air, par l’eau puis par toute la nourriture nous permet aussi de ressentir de la gratitude.

La gratitude commence par ressentir des choses aussi simples que ça et accessibles à tout le monde.

6-Assumer et de vivre ses émotions

C’est difficile pour un enfant de supporter ses émotions et de ne pas se sentir submergé par elles, d’ailleurs c’est aussi très difficile pour les adultes. C’est pour ça qu’il faut être très patient envers les enfants concernant cette capacité.

Ce que je veux dire par le fait d’assumer de vivre ses émotions c’est de les accepter sans en avoir peur, c’est être en mesure d’accepter la déception, c’est accepter la colère, l’impatience.

Et en tant qu’adulte on a un grand rôle à jouer parce que nos enfants calquent leur réaction sur les nôtres.
Un exemple tout simple c’est quand votre enfant tombe , à ce moment vous avez deux choix ou montrer votre peur de la chute: Ou la la !!! ou bien prendre sur vous et respirer et demander à votre enfant calmement comment il va.

Parce que notre enfant va calquer sa réaction sur la nôtre.
Généralement, quand notre enfant tombe, sa première réaction va être de regarder dans notre direction pour voir si on est affolé ou pas. Si c’est grave ou pas. Puis après il va se mettre à pleurer.

Quand notre enfant a une réaction forte,
nous voulons lui apprendre à reconnaitre cette émotion, à la vivre et à comprendre que c’est une sensation normale.

Parce que souvent quand nos enfants sont très tristes ou effrayés notre première réponse est de vouloir éviter cette sensation à nos enfants.
Tu pleures parce que tu as faim, je te donne vite un cookie, tu pleures parce que tu as perdu ton ballon, vite il faut que je le trouve pour toi. On cherche à éviter une sensation désagréable à notre enfant. Ce qui est une bonne intention mais c’est important que notre enfant apprenne à supporter les émotions désagréables et à agir par lui-même ensuite pour surmonter les obstacles.

Notre première réaction devrait être si possible de rester calmes face aux réactions de nos enfants, de les aider à les identifier et de les valider.
Tu es triste, tu es en colère…c’est normal de ressentir ça compte tenu de la situation.
En tant qu’adulte je reste calme, je t’aide à évaluer la situation.
Attention ça ne veut pas dire qu’on ne doit pas faire preuve d’empathie au contraire, les enfants comme les adultes ont besoin d’empathie et d’être aidé à identifier et à valider ces émotions. Mais ils n’ont pas besoin d’être plaints. Ils n’ont pas besoin qu’on s’apitoie sur leur sort.

Aussi, il faut essayer de ne pas prendre cette émotion pour nous et de surréagir et de plaindre notre enfant de vivre ses émotions et d’essayer de lui éviter de les ressentir.
Non, ce qu’on veut c’est lui apprendre à reconnaître son émotion à la vivre, et à rester calme.
Oui, il s’est passé quelque chose, oui tu es en train de vivre cette vague d’émotion, mais je vais t’apprendre à surfer sur elle. Parce que comme les vagues, les émotions aussi passent.
Donc, on remarque les émotions, on les accepte, on les valide, on compatit mais on ne cherche pas les nier ou à les stopper parce que c’est impossible et c’est même malsain. Les émotions sont nécessaires à l’action.

7-Montrer comment on vit ses émotions d’adultes

La 7e attitude pour apprendre à son enfant à vivre l’instant présent c’est de montrer comment on vit ses émotions d’adulte.
Ça peut être une excellente chose de méditer devant ses enfants surtout quand ils sont petits pour leur donner envie de faire pareil. Même si ça ne doit durer qu’une minute ou deux.
Maintenant que mes enfants ont 7 et 12 ans, on médite ensemble presque tous les jours 2 à 3 minutes avant de lire ensemble mais quand ils étaient petits c’était moins longtemps. À l’école, je médite tous les jours avec élèves de MS-GS au moins une minute.
C’est vrai qu’il ya des enfants qui vont méditer, qui vont s’impliquer dans le processus et d’autres qui vont juste être spectateur de cette méditation mais c’est déjà une bonne influence pour eux.

Quand on médite avec les enfants on peut méditer sur la respiration, en fixant un point ou encore en étant attentif au moindre bruit.

Et quand on vit quelque chose de désagréable comme faire la queue dans les embouteillages ou au supermarché de se faire enguirlander par son patron, on peut faire remarquer à voix haute qu’on est agacé et qu’on choisit de respirer profondément pour se calmer ou qu’on met de la musique et qu’on se met à danser avec les enfants dans la voiture dans les embouteillages.
Le fait de partager notre façon de vivre un évènement, de vivre une émotion désagréable sans se juger, sans s’y attacher, c’ est une excellente façon d’enseigner le contrôle des émotions à nos enfants. ET de leur montrer que nous aussi on a à gérer ces émotions et qu’on est pas parfait. Loin de là.

Je dis, j’ai fait une erreur je sens que je suis frustré par cette erreur mais je me concentre sur ma respiration, j’identifie l’émotion que je ressens je ne me juge pas, je sens ce que ça fait dans mon corps et je la laisse s’en aller et maintenant je me sens beaucoup plus calme et je me sens capable de décider ce que je vais faire pour résoudre cette erreur avec la tête, avec l’esprit clair.

Quand nos enfants nous entendent évoquer notre dialogue intérieur ils apprennent petit à petit ce dialogue intérieur par imitation ils pourront le mettre ensuite à leur propre compte petit à petit à fur et à mesure qu’ils grandissent.
La dernier attitude de parents pour apprendre à ses enfants à vivre l’instant présent c’est de leur permettre de vivre une situation inconfortable il ne faut pas toujours aplanir les difficultés même si c’est source de relative douleur ou d’inconfort.
Par exemple ne pas avoir le plat que l’on veut ne pas pouvoir avoir son pantalon favori, devoir à avoir à attendre que ce soit son tour de jouer avec les vélos lorsqu’on est à l’école ne pas pouvoir passer le premier dans le rang et parfois accepter d’être le dernier, devoir attendre pour obtenir quelque chose en général, ne pas savoir tout de suite ce que l’on désire, ne pas les avoir aussi vite que l’on souhaiterait ce sont des expériences qui sont désagréables mais qui sont sources d’apprentissage.

Dans la vie des enfants il a naturellement beaucoup de situations inconfortables donc il y a pas besoin d’en rajouter simplement de les accompagner à vivre ces expériences qui les préparent en tant qu’adulte il sera beaucoup plus difficile expérience de perdre un être cher. Par contre il faut accompagner les enfants à vivre ces émotions pas les laisser tout seuls être disponible, être à leur écoute face à ses petites épreuves.

Parfois notre enfant dit que ce n’est pas juste ou qu’il n’est pas content qu’il n’aime pas du tout ce qu’il est en train de vivre et bien effectivement on peut, confirmer son émotion et dire oui c’est vrai c’est pas forcément juste la vie n’est pas forcément juste en effet tu as raison c’est vrai que parfois on vit des émotions négatives et je suis là pour t’accompagner à les vivre et je suis là pour t’épauler.
Mais il ne faut pas chercher à aplanir ces difficultés, à résoudre ces difficultés à la place de nos enfants.
On doit juste les accompagner à vivre des difficultés de la vie en pleine conscience et en pleine présence.

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Jean-Philippe GEFFRIAUD
Jean-Philippe Geffriaud accompagne les parents qui souhaitent vivre une parentalité épanouie. Il est l'heureux papa de deux enfants de 12 et 7 ans. Il a également dans sa classe de maternelle 27 élèves de 4 à 5 ans !

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